{"id":3167,"date":"2018-03-06T15:36:43","date_gmt":"2018-03-06T14:36:43","guid":{"rendered":"https:\/\/www.fondationthalie.org\/fr\/?p=3167"},"modified":"2021-02-04T17:58:21","modified_gmt":"2021-02-04T16:58:21","slug":"le-qui-des-choses","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archive.fondationthalie.org\/fr\/exposition\/le-qui-des-choses\/","title":{"rendered":"<i>Le qui des choses,<\/i> un dialogue entre Hemali Bhuta &#038; Gyan Panchal"},"content":{"rendered":"<p>La fondation invite <strong>Hemali Bhuta<\/strong> (Inde) et <strong>Gyan Panchal<\/strong> (France) pour la premi\u00e8re fois \u00e0 Bruxelles \u00e0 un dialogue entre leurs \u0153uvres respectives, faisant \u00e9cho \u00e0 l\u2019actuelle th\u00e9matique de la r\u00e9sidence: la d\u00e9c\u00e9l\u00e9ration dans l\u2019art.<br \/>\nUne histoire de gestes plut\u00f4t qu\u2019une histoire de formes, qui questionne notre rapport au monde, o\u00f9 les \u0153uvres expos\u00e9es interrogent des notions telles que l\u2019usure et l\u2019obsolescence.<br \/>\nLes deux artistes attribuent aux pi\u00e8ces pr\u00e9sent\u00e9es une lecture po\u00e9tique et une attention singuli\u00e8re. Des mat\u00e9riaux trouv\u00e9s, r\u00e9cup\u00e9r\u00e9s, transform\u00e9s \u00e0 minima qui interrogent notre responsabilit\u00e9 dans le cycle de vie des objets qui nous entourent.<br \/>\nUn dialogue s\u2019op\u00e8re entre ces deux pratiques artistiques qui s\u2019inscrivent dans la continuit\u00e9 de l\u2019Arte Povera et de l\u2019art processuel, nourries de r\u00e9f\u00e9rents \u00e0 la fois historiques et contemporains, citons Barry Le Va pour Gyan Panchal et Eva Hesse ou Nasreen Mohamedi pour Hemali Bhuta.<\/p>\n<p>\u00ab J\u2019envisage plus largement cette notion de d\u00e9c\u00e9l\u00e9ration comme une modification d\u2019un rapport au monde, qui ne se jouerait plus dans un rapport de pr\u00e9dation envers ses ressources, mais dans une relation d\u2019alliance avec toutes les formes du vivant. Ces questions sont en jeu partout, et particuli\u00e8rement dans le Limousin \u00bb, souligne Gyan Panchal qui vit et travaille dans la r\u00e9gion.<br \/>\n<em>Le qui des choses<\/em> est une invitation \u00e0 un partage d\u2019exp\u00e9riences convoquant une multitude de gestes, de regards et de touchers, exp\u00e9riences qui trouvent \u00e0 s\u2019exprimer dans telle ou telle forme, souvent accidentelle.<\/p>\n<p><em><strong>Hemali Bhuta<\/strong> (1978, Bombay), vit et travaille \u00e0 Bombay, Inde<\/em><br \/>\n<em>Son oeuvre s\u2019int\u00e9resse aux processus de travail, aux qualit\u00e9s tactiles d\u2019objets du quotidien et \u00e0 leur potentiel de transformation en \u0153uvre d\u2019art. Pr\u00e9sent\u00e9e lors de l\u2019exposition \u00ab Indian Highway \u00bb au mus\u00e9e d\u2019art contemporain de Lyon en 2011, Hemali Bhuta a expos\u00e9 depuis dans divers centres d\u2019art et galeries \u00e0 travers le monde, dont Parasol Unit et Arken Museum of Modern Art (Angleterre), Yorkshire Sculpture Park, Shanghai Biennale, Montalvo Arts Centre (\u00c9tats-Unis) et en 2018, au centre international d\u2019art et du paysage de Vassivi\u00e8re en France pour son exposition \u00ab\u00a0Subarnarekha \u00bb (La ligne d\u2019or) d\u00e9voilant des sculptures renouant avec des techniques d\u2019artisanat traditionnel. Hemali Bhuta a fait des \u00e9tudes de peinture et de design. Elle est aussi \u00e0 l\u2019initiative de la CONA Foundation, un artist-run space bas\u00e9 \u00e0 Bombay. <\/em><br \/>\n<em>Elle est repr\u00e9sent\u00e9e par la galerie <a href=\"http:\/\/www.project88.in\/\">Project 88<\/a> \u00e0 Bombay.<\/em><\/p>\n<p><em><strong>Gyan Panchal<\/strong> (1973, Paris) vit et travaille \u00e0 Eymoutiers, France<\/em><br \/>\n<em>Le travail de Gyan Panchal a notamment fait l\u2019objet d\u2019expositions personnelles en France au Mus\u00e9e d&#8217;art contemporain de Rochechouart, \u00e0 la Maison des arts Georges et Claude Pompidou (Cajarc), au Palais de Tokyo (Paris). Les \u0153uvres de Gyan Panchal sont \u00e9galement pr\u00e9sentes dans les collections du Centre Pompidou, du Centre national des arts plastiques, du Mus\u00e9e d\u2019art moderne de la Ville de Paris et du FRAC \u00cele-de-France. <\/em><br \/>\n<em>Gyan Panchal est repr\u00e9sent\u00e9 par la <a href=\"http:\/\/marcellealix.com\/\">galerie Marcelle Alix <\/a>\u00e0 Paris.<\/em><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.fondationthalie.org\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Fondation Thalie_PR_FR_Le-qui-des-choses-8.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><strong>Communiqu\u00e9 de presse de l&#8217;exposition<\/strong><\/a><\/p>\n<p><strong><br \/>\nInterview avec Gyan Panchal et Hemali Bhuta<\/strong><\/p>\n<p><strong>Cette exposition est une invitation \u00e0 un dialogue entre vos deux pratiques, que questionne t-il fondamentalement ?<br \/>\n<\/strong><strong><em>Hemali Bhuta<\/em><\/strong><em>: Je pense qu\u2019il questionne d\u2019abord nos pratiques artistiques respectives, mais \u00e9galement les confrontent. Le dialogue ne sert pas simplement \u00e0 \u00eatre en accord avec l\u2019autre, mais aussi \u00e0 provoquer l\u2019autre. Les \u0153uvres peuvent sembler silencieusement immobiles, \u00e9tonnamment sublimes dans l\u2019espace d\u2019exposition mais elles cachent en elles une nature plus violente et plus grotesque, invitant \u00e0 l\u2019instabilit\u00e9 et \u00e0 l\u2019inconfort. Je ne veux pas cr\u00e9er des produits facilement consommables et les figer dans un moment. Au contraire, je veux les laisser vivre, \u00e9voluer, grandir, et les laisser toujours dans un \u00e9tat de devenir.<\/em><\/p>\n<p><strong><em>Gyan Panchal<\/em><\/strong><em>: Je souhaiterais que cette sculpture l\u00e0 puisse donner corps \u00e0 la possibilit\u00e9 d\u2019une rencontre entre diff\u00e9rents milieux, humains et non-humains. Je crois que si ce dialogue a lieu, il pourrait nous permettre de questionner \u00e9galement un certain rapport de propri\u00e9t\u00e9 \u00e0 des mat\u00e9riaux qui peuplent notre entourage, mat\u00e9riaux que nous r\u00e9duisons \u00e0 des r\u00e9ponses \u00e0 nos besoins, en oubliant qu\u2019il est des choses qui n\u2019appartiennent \u00e0 personne, et qui \u00e9chappent \u00e0 notre volont\u00e9 d\u2019assigner un nom et une utilit\u00e9.\u00a0A cet \u00e9gard, l\u2019\u0153uvre d\u2019Hemali me semble inlassablement remettre en jeu ce qui risquerait de se figer dans le travail. Les mati\u00e8res sont investies avec beaucoup d\u2019attention, et ces gestes me parlent \u00e0 la fois de la brutalit\u00e9 et du soin que l\u2019on peut apporter \u00e0 la sculpture, pour que celle-ci advienne de nouveau, mais de fa\u00e7on presque \u00e9trang\u00e8re \u00e0 ce qu\u2019elle f\u00fbt.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Tous deux d\u2019origine indienne, existe-t-il une source d\u2019inspiration issue de ce territoire commun ?<\/strong><\/p>\n<p><strong><em>Hemali Bhuta<\/em><\/strong><em>: \u00catre associ\u00e9 \u00e0 quelque chose restreint la capacit\u00e9 de quelqu\u2019un \u00e0 voir en dehors de celle-ci. Ce sont les intentions des syst\u00e8mes de pouvoirs. Mais pourquoi ne pas \u00eatre dans cette d\u00e9rive constante afin qu\u2019ils ne puissent s\u2019emparer de rien, et que cela permette \u00e0 soi et \u00e0 son travail de s\u2019\u00e9chapper. L\u2019id\u00e9e d\u2019\u00eatre abandonn\u00e9 o\u00f9 personne ne peut revendiquer de vous poss\u00e9der. Vous voulez renier quelque chose, mais en r\u00e9alit\u00e9, c\u2019est cette chose qui vous renie avant que vous ne le r\u00e9alisiez. Cela est arriv\u00e9 plusieurs fois avec mon \u0153uvre, c\u2019est pour cela que je laisse advenir ce jeu constant d\u2019abandon entre mon travail et moi. Pas parce que l\u2019on est d\u00e9di\u00e9 l\u2019un \u00e0 l\u2019autre, mais plut\u00f4t, au contraire, parce que cela permet un abandon \u00e0 l\u2019autre.<\/em><\/p>\n<p><strong><em>Gyan Panchal<\/em><\/strong><em>: Il n\u2019y a pour ma part, pas de diff\u00e9rence entre ma pratique telle qu\u2019elle se joue ici et celle que je m\u00e8ne en Inde. Qu\u2019elle ait lieu en milieu rural ou en milieu urbain, mon approche demeure la m\u00eame. Pr\u00eater attention au dit du dehors. Accueillir le qui des choses.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Comment cela r\u00e9sonne-t-il dans un contexte mondial de crise environnementale ? Quelle \u00e9cologie organisez-vous avec vos pratiques artistes respectives (\u00e0 reformuler)<\/strong><\/p>\n<p><strong><em>Hemali Bhuta<\/em><\/strong><em>: Les artistes se nourrissent de l&#8217;id\u00e9e d&#8217;incertitude, qu&#8217;elle soit d&#8217;origine environnementale, politique, sociale, \u00e9conomique. Parce que de mani\u00e8re corolaire elle fait naitre une forme d&#8217;utopie et d&#8217;espoir. Que se passe-t-il si on atteint un \u00e9tat de certitude ? Regarderait-on alors en arri\u00e8re afin de s\u2019adresser aux incertitudes pass\u00e9es, ou mettrions-nous tous \u00e0 peindre de beaux paysages ?<\/em><\/p>\n<p><em>Je trouve plus s\u00e9duisante la non-divulgation des informations ; quand les choses se d\u00e9clenchent sans que l\u2019on comprenne vraiment ce que c\u2019est, car il y a en effet, un certain charme dans le fait de ne pas comprendre.<\/em><\/p>\n<p><em>Je ne veux pas illustrer et expliquer mon travail d\u2019une mani\u00e8re o\u00f9 le spectateur serait pi\u00e9g\u00e9 dans une compr\u00e9hension limit\u00e9e et contextuelle, au lieu de recentrer l\u2019attention sur lui-m\u00eame, c&#8217;est un processus pour apprendre \u00e0 voir v\u00e9ritablement la nature des choses comme se voir soi-m\u00eame.<\/em><\/p>\n<p><strong><em>Gyan Panchal<\/em><\/strong><em>: D\u2019une certaine mani\u00e8re, on pourrait se dire que je me saisis d\u2019objets laiss\u00e9s sur le bas c\u00f4t\u00e9 et que je tente de remettre en jeu dans le cycle d\u2019une \u00e9conomie de l\u2019art. Ceci n\u2019ayant jamais \u00e9t\u00e9 un programme. L\u2019\u0153uvre nomm\u00e9e La rencontre consiste en la rencontre fortuite d\u2019une plaque de laine de verre et de p\u00e9tales de tournesols s\u00e9ch\u00e9s, d\u2019un mat\u00e9riau isolant permettant de capter une certaine chaleur, et des restes d\u2019une plante dont on tire de l\u2019\u00e9nergie, \u00e9voquant la possibilit\u00e9 d\u2019un dialogue, d\u2019un contact entre ces deux mondes distincts. L\u2019haleine renvoie \u00e0 la trace de propolis laiss\u00e9e par les abeilles pour sceller leur ruche, sorte d\u2019\u00e9criture \u00e0 l\u2019aveugle \u00e0 partir de laquelle j\u2019ai compos\u00e9 cette pi\u00e8ce.<\/em><\/p>\n<p><strong>L\u2019exposition s\u2019int\u00e9resse \u00e0 l\u2019actuelle th\u00e9matique de la r\u00e9sidence de la fondation qui est la Transition \u00c9cologique. Qu\u2019est-ce que ce sujet \u00e9voque pour vous ?<\/strong><\/p>\n<p><strong><em>Hemali Bhuta<\/em><\/strong><em>: Cela m\u2019\u00e9voque Trishanku, un personnage mythologique qui \u00e9tait suspendu entre ciel et terre comme ch\u00e2timent contre son d\u00e9sir avide d\u2019entrer au Paradis dans son enveloppe charnelle. Ce d\u00e9sir allant \u00e0 l\u2019encontre de la loi de la Nature que Indra ne lui permettra pas d\u2019accomplir, le sage qui l\u2019avait transport\u00e9 jusque l\u00e0 ne pouvait supporter que son pouvoir soit d\u00e9fi\u00e9 par les dieux, ainsi il suspendit Trishanku au milieu des airs la t\u00eate en bas, et construisit un Paradis parall\u00e8le pour l\u2019ancien roi Trishanku, afin qu\u2019il y vive et y r\u00e8gne pour toujours.\u00a0L\u2019histoire poss\u00e8de de multiples lectures et possibles r\u00e9ponses aux questions suivantes : Comment en sommes-nous arriv\u00e9s l\u00e0 ? Quels \u00e9v\u00e8nements nous y ont conduit ? Elle d\u00e9place nos rep\u00e8res et notre notion de la privation, de la transition vers un nouvel \u00e9cosyst\u00e8me.<\/em><\/p>\n<p><strong><em>Gyan Panchal<\/em><\/strong><em>: La relation au vivant appelle \u00e0 mon sens moins une forme de transition qu\u2019une coupure nette avec certains mod\u00e8les qui tentent de perdurer sous le vernis verdoyant du moment.<\/em><\/p>\n<p><strong>Au sujet des \u0153uvres pr\u00e9sent\u00e9es, quelles furent vos sources majeures d\u2019inspiration ? <\/strong><\/p>\n<p><strong><em>Gyan Panchal<\/em><\/strong><em>: Ma vie quotidienne en milieu rural, au contact de ce qui n\u2019est pas tourn\u00e9 vers nous.<\/em><\/p>\n<p><strong><em>Hemali Bhuta<\/em><\/strong><em>: Je r\u00e9pondrai que c\u2019est le besoin de me retirer de toute glorification personnelle, ou de toute glorification de mon travail, d\u2019\u00eatre experte ou consid\u00e9r\u00e9e comme tel. Est-ce que le retrait nous retire quelque chose ?<\/em><\/p>\n<p><em>Je souhaite pr\u00e9senter mes \u0153uvres comme des \u00eatres \u00e9motionnels, des exp\u00e9riences, des gestes, parfois des tests, des outils, des propositions, des maquettes, des pens\u00e9es apr\u00e8s coup, des impressions, plus encore que des \u0153uvres en-soi. Mes \u0153uvres sont habit\u00e9es par cette multitude, tout ce qu\u2019il y a autour d\u2019elles, apr\u00e8s et avant elles et hors d\u2019elles aussi. La question qui se pose alors est : portent-t-elles alors encore la valeur d\u2019\u0153uvre d\u2019art ?<\/em><\/p>\n<p>Entretien r\u00e9alis\u00e9 en mars 2018 par Nathalie Guiot<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La fondation invite Hemali Bhuta (Inde) et Gyan Panchal (France) pour la premi\u00e8re fois \u00e0 Bruxelles \u00e0 un dialogue entre leurs \u0153uvres respectives, faisant \u00e9cho \u00e0 l\u2019actuelle th\u00e9matique de la r\u00e9sidence: la d\u00e9c\u00e9l\u00e9ration dans l\u2019art. 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